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Lundi 27 novembre 2006 1 27 /11 /Nov /2006 12:16
Par comité 31 - Publié dans : JPC au travers des media
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Dimanche 26 novembre 2006 7 26 /11 /Nov /2006 10:14
Chevènement : « Ma famille politique, c'est la gauche dans toute sa diversité »,
Entretien au journal « Le Pays »*, samedi 25 novembre 2006.

Texte de l'entretien :
Jean-Pierre Chevènement s'est lancé dans la course présidentielle le 6 novembre dernier. Il est l'invité de notre page politique pour l'interview du mois et s'explique sur sa démarche.

Le Pays : Ségolène Royal a laissé la porte entrouverte pour d'éventuelles négociations entre le MRC et le PS. Quelle est votre position ?
Jean-Pierre Chevènement : Vous imaginez bien que je ne me suis porté candidat qu'après mûre réflexion. Le débat entre le MRC et le PS est ancien et s'enracine dans l'histoire. Nous étions en désaccord sur la guerre du Golfe et sur le traité de Maastricht quand j'ai décidé avec d'autres camarades de créer le Mouvement des citoyens en 1992-1993. Sur ces deux sujets le temps nous a donné raison : chacun voit bien que l'écrasement de l'Irak a ouvert un boulevard à l'intégrisme. Sur l'Europe le peuple français est revenu sur le oui donné du bout des lèvres en 1992 lors du référendum sur Maastricht. Mais le débat entre le PS et le MRC ne s'est jamais interrompu. J'ai toujours espéré infléchir l'orientation du PS. Avec des résultats inégaux. Je n'ai pas réussi sur le dossier de la Corse, la délinquance, les services publics et la politique industrielle. Mais je sais que ma famille politique c'est la gauche au sens large et dans toute sa diversité.

Vous êtes donc prêt à négocier ?
Ceux qui font courir ces rumeurs totalement infondées, notamment dans Le Nouvel Observateur paru jeudi, ne visent qu'à déstabiliser ma candidature. Il n'y a plus eu de rencontre avec le PS depuis juin. La direction du PS a privilégié un accord avec les radicaux de gauche. C'est son droit. Avec nous, elle se refuse à aborder les questions de fond : la mondialisation, la réorientation d'une Europe qui nous met à la merci des concurrences les plus déloyales et qui nous asservit à la dictature des marchés financiers avec les résultats que nous voyons : chômage de masse qui ne recule pas, précarité, inégalités croissantes. La direction du PS ne nous a fait aucune proposition quand il en était temps. Après avoir beaucoup attendu, j'ai pris la décision de me porter candidat. Pour faire réussir vraiment la gauche. Car s'il faut battre Sarkozy, il faut aussi éviter de nouvelles déconvenues, bref, mettre en oeuvre un projet cohérent.

Beaucoup à gauche estiment que votre décision de vous présenter est un coup de bluff pour obtenir plus de circonscriptions pour les législatives.
C'est mal me connaître. Je me bats avant tout pour faire avancer les idées que je crois bonnes pour la gauche et pour le pays. J'émets de sérieuses réserves vis à vis du projet du PS : sur l'Europe qui n'a pas besoin d'une nouvelle Constitution mais d'une réorientation économique, sur les institutions, car tout en étant favorable à la revalorisation du Parlement, je ne suis pas pour le retour à un régime d'assemblée, sur la politique étrangère où le risque de l'inféodation à la diplomatie américaine est réel, etc.

Par comité 31 - Publié dans : JPC interventions dans la presse écrite
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Mercredi 15 novembre 2006 3 15 /11 /Nov /2006 11:56
Le président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC) était l'invité de RTL mercredi.
Il a proposé aux électeurs du Front national de voter pour lui, "le seul candidat républicain qui propose un projet alternatif et cohérent", plutôt que pour Jean-Marie Le Pen.

extrait
....
J'ajoute qu'il y a des questions de fond, par exemple entre le Parti socialiste et les positions que je développe moi-même. Moi je ne parle pas de nouvelle Constitution européenne contrairement au Parti socialiste. Je pose le problème de la relance économique en Europe par rapport à la politique économique allemande dans lequel le Parti socialiste ne s'interroge pas du tout. Je ne suis pas d'accord avec l'idée qu'on puisse arrêter le programme EPR, le réacteur nucléaire de troisième génération parce que nous manquons d'électricité et parce qu'en plus, le nucléaire ne rejette pas de gaz à effets de serre. C'est la première industrie mondiale que nous détenons. Alors, si on veut bazarder tous les atouts de la France, il n'y a qu'à faire comme cela. J'ajoute que sur le plan institutionnel, le retour à la IVe république n'est pas forcément une bonne chose. Voilà tout un tas de sujets dont on peut discuter avec nos amis socialistes.    ...




Par comité 31 - Publié dans : JPC : interventions audiovisuelles
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Mercredi 15 novembre 2006 3 15 /11 /Nov /2006 11:19
Le  13 novembre Jean-Pierre CHEVÈNEMENT a présenté son programme, place de la République.


 Pour faire rebondir la France, trois priorités et vingt chantiers

Les attentes dans notre pays sont immenses. Le 29 mai 2005 une majorité de Français a demandé la réorientation de la construction européenne et exprimé son souhait de voir notre pays rompre avec des politiques paresseuses et sans imagination, qui depuis plus de deux décennies ont installé la France dans un chômage de masse.

Le 29 mai 2005 nos concitoyens ont montré courage et conscience politique. Ils ont rejeté le projet de « Constitution européenne », parce qu'ils comprennent désormais que leurs souffrances procèdent d'une Europe qui ne les protège pas, bien au contraire, et d'orientations qu'ils ne maîtrisent plus. Ils font le lien.

Ils savent que le marché européen est un ventre mou, offert à tous les coups, avec des inégalités de salaires structurelles qui vont de 1 à 20. L'euro cher - 50 % de plus qu'en l'an 2000 - pénalise nos exportations, décourage l'investissement, précipite les délocalisations. Et la Banque Centrale Européenne laissée à elle-même prévoit d'augmenter encore ses taux d'intérêt en décembre alors que l'inflation n'est qu'à 1,6 % ! Il n'y a pas de politique de change. Il n'y a plus de pilote dans l'avion ! Et nous ne pouvons pas financer nos déficits avec des bons du Trésor, c'est-à-dire avec de la monnaie de singe, comme les Etats-Unis, car à la différence du dollar, l'euro n'est pas une monnaie mondiale. La France fout le camp. Thomson a abandonné ses téléviseurs au chinois TCL, Péchiney, l'aluminium vendu au nord-américain Alcan, Arcelor, l'acier vendus à un groupe familial indien Mittal, les Chantiers de l'Atlantique, la construction navale, vendus à un groupe norvégien Aker-Yards. Les fleurons de notre technologie sont à la merci d'une OPA. Quand les centres de décision émigrent, les sites de production et les laboratoires suivent tôt ou tard. Airbus fabrique de plus en plus dans la zone dollar, moins chère. Hausse des tarifs et pannes d'électricité, on voit les résultats de la dérégulation du marché de l'énergie mise en œuvre par nos gouvernements successifs depuis dix ans.

Même si les entreprises du CAC 40 voient exploser leurs bénéfices, la France subit : croissance ralentie, taux d'emploi insuffisant, colonisation de notre industrie, délocalisations industrielles, affaiblissement de la politique de recherche, faiblesse de l'investissement dans l'enseignement supérieur … Même si ceux qui vivent de la mondialisation voient leurs revenus, notamment financiers, s'envoler, la France et notamment le monde du travail souffre : le chômage de masse touche en réalité trois à quatre millions de personnes. La précarité s'étend. Il y a 7 millions de travailleurs pauvres. Le pouvoir d'achat des salariés stagne, voire régresse. Les classes moyennes sont touchées à leur tour. Les jeunes, y compris les diplômés, vivent un véritable appauvrissement. L'ascenseur social ne fonctionne plus. L'intégration des jeunes issus de l'immigration est de plus en plus difficile. La société française est bloquée.

Peu de ceux qui nous gouvernent ou aspirent à le faire mesurent la profondeur de la crise, si on en juge par le caractère superficiel, voire dérisoire, des mesures proposées pour y faire face. Comme l'a relevé Emmanuel Todd, « l'idéologie dominante interdit tout débat sur le libre échange ou sur une préférence économique communautaire ».

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Première priorité : réorienter la Construction européenne pour relancer la croissance et l'emploi
De l'Europe beaucoup de choses dépendent. Contre le chômage on a peut-être « tout essayé » mais dans le cadre de l'orientation libérale commandée par l'Europe telle qu'elle s'est faite jusqu'à présent. Les candidats qui avaient proposé de constitutionnaliser les orientations de la même politique, qui depuis vingt ans a creusé le gouffre du chômage et des inégalités, et les a coupés du peuple, ces candidats font profession aujourd'hui de se remettre à son écoute. Mais force est de convenir que l'Europe n'occupe, en général, qu'une place marginale dans leurs discours.
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Seconde priorité : remettre la France d'aplomb

La France est notre principal levier pour agir en Europe et dans le monde. Ne la laissons pas démolir ! Foin des repentances orchestrées ! Notre histoire doit être connue, avec ses ombres et ses lumières. Elle est éclairée tout entière par l'éclat de la grande Révolution dont les valeurs et les principes sont plus que jamais d'actualité, en France et dans le monde. On l'a vu au moment de l'invasion de l'Irak.
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Troisième priorité : faire vivre « le modèle républicain », pour affirmer les valeurs de la citoyenneté et faire face à la tentation des repliements communautaristes
Pour restaurer la confiance de nos concitoyens, il faut revenir aux principes et aux valeurs de la République : liberté – laïcité - citoyenneté comme équilibre indissociable de droits et de devoirs, égalité devant la loi, mais aussi égalité des chances permettant à chacun d'aller au bout de ses possibilités, justice sociale.

L'unité de la République doit être maintenue. A cet égard, la décentralisation ne doit pas se faire au détriment de la solidarité nationale et de l'égalité devant la loi. De même, je ne saurais cautionner la signature envisagée par le PS de la Charte du Conseil de l'Europe sur les langues régionales et minoritaires que la France, comme beaucoup de pays, a toujours refusée. Cette Charte, fragmentant l'espace public par la co-officialisation de langues minoritaires, serait un tremplin offert aux micronationalismes et une menace pour l'unité nationale comme pour la démocratie. L'éthique républicaine est à la base du redressement. La République ne va pas sans le civisme des citoyens et le sens de l'Etat chez ceux qui en ont la charge.

Par comité 31 - Publié dans : JPC : Discours et propositions
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Mardi 14 novembre 2006 2 14 /11 /Nov /2006 20:35
Par comité 31 - Publié dans : JPC en campagne
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