La BCE relève son taux directeur à 3,5%

Publié le par comité 31

Le Franc-Tireur a pris dans sa ligne de mire  la BCE,  et la politique de l'€uro fort .

A lire absolument ! 
Jean-Claude le bien €uro


Quelques extraits... mais l'article est à lire en entier.

"Aujourd'hui le conseil des gouverneurs de  la Banque Centrale Européenne (BCE), dirigée par Jean-claude Trichet, devrait relever son principal taux directeur d'un quart de point, pour le porter à 3,50%, au plus haut depuis cinq ans, alors que l'euro s'échange déjà contre plus de 1,30 dollars. (AFP 6/12/06)
 
La forte appréciation de l'euro face aux autres monnaies, le dollar mais aussi le Yen, n'est pas sans poser de graves problèmes de compétitivité aux industries européennes, en renchérissant le prix des produits en provenance de la zone euro..."

Les responsables : .... "les mêmes hommes et femmes politiques qui ont constamment soutenu les politiques menées depuis 1983 (puis Maastricht et la Constitution européenne)...et qui allaient précisément dans le sens d'une priorité accordée à la gestion restrictive de la monnaie pour lutter contre l'inflation, y compris au détriment de la croissance et de l'emploi :  Désinflation compétitive, Franc fort, indépendance de la banque de France, puis création d'une BCE indépendante n'ayant comme seul objectif la lutte contre l'inflation et surtout n'ayant aucun compte à rendre aux politiques." ...

Inflation faible, mais croissance faible

"Voici donc le monde merveilleux de la BCE où un taux de croissance à peine supérieur à 2% est considéré comme un indicateur de « la bonne santé de l'économie de la zone euro » et l'amélioration de l'emploi n'est pas loin d'être une mauvaise nouvelle en raison des risques de hausses des salaires ! Mais, l'essentiel n'est pas là, car Jean-Claude Trichet est pleinement satisfait : " notre politique monétaire s'est avérée efficace et crédible" (Reuters, 29/11/06). Efficace pour qui ?

Une économie des revenus financiers contre la production et l'emploi

"En fait, deux arguments sont couramment avancés pour justifier le niveau de l'euro et la politique monétaire de la BCE. ...

En premier lieu, l'euro fort ... bénéficie aux entreprises importatrices ....(dont) la grande distribution, qui peut importer à un prix avantageux des marchandises déjà fabriquées dans des pays à bas coût de main d'œuvre, pour ensuite les revendre aux consommateurs européens. 

Second argument des partisans de l'euro fort : L'Allemagne, qui demeure le premier pays exportateur malgré le niveau de la monnaie unique. Le succès des exportations allemandes ... est , en grande partie, basé sur les délocalisations et la compression des coûts salariaux. ...

Finalement l'euro fort est à la base d'une économie ... qui se préoccupe prioritairement de la stabilité des revenus financiers (dont les placements sont pénalisés par l'inflation) et qui avantage les multinationales qui peuvent sous-traiter leur production hors de la zone euro.

Les grands perdants sont les entreprises qui maintiennent finalement leurs structures de production (et donc l'emploi) dans la zone euro et qui font face à la concurrence internationale. Les consommateurs bénéficient dans une certaine mesure de l'euro fort, mais les salariés en pâtissent... et sans emploi et sans perspectives salariales pas de consommation !

Retrouver une véritable politique monétaire
La BCE : Un système, entaché à la base d'une illégitimité démocratique, montre aujourd'hui ses limites économiques. Il grand temps que la politique reprenne ses droits et assume ses devoirs en matière monétaire. 

 Il faudrait, non seulement que les statuts de la BCE soient modifiés pour lui assigner des objectifs de croissance, mais surtout que les gouvernements européens, via l'eurogroupe, puissent orienter les décisions monétaires. Cette réforme – a minima – est indispensable si l'on veut que la zone euro renoue avec la croissance et l'emploi. ...

 Les gouvernements devront à nouveau assumer devant les peuples les choix de politique monétaire ...

Si l'aveuglement devait se poursuivre, c'est le principe même de la monnaie unique qui se verrait remis en cause..."

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