Saint-Gaudens : 1200 personnes pour Ségolène Royal !

Publié le par comité 31

Le Parc des expositions de Saint Gaudens accueillait la première manifestation de soutien à Ségolène Royal en Haute-Garonne. François Hollande, pour le PS, Jean-Michel Baylet, pour le PRG, sont intervenus à la tribune. Pour le MRC, Thierry Cotelle, secrétaire départemental du MRC, a rappelé les mesures essentielles pour réussir le changement.



10 semaines, mes chers amis, nous avons 10 semaines pour créer la dynamique nécessaire qui verra, mais qui voit déjà, se dessiner le rassemblement de tous les républicains de progrès afin d’assurer la victoire de la gauche à la présidentielle d’abord puis aux législatives ensuite !

Le Mouvement Républicain et Citoyen est pleinement mobilisé et tient à prendre toute sa place au côté de nos amis socialistes et radicaux dans une campagne que Ségolène Royal a voulu autrement.

Le besoin de changement, de renouvellement qu’incarne notre candidate n’est pas seulement lié à la forme, à une autre façon de faire de la politique.
Le besoin de changement qu’ont exprimé nos concitoyens régulièrement lors des derniers scrutins doit être traduit dans nos propositions politiques.
   

Lorsque Jean Pierre Chevènement a retiré sa candidature le 9 décembre il l’a fait sur la base d’un accord politique devant justement tenir compte de la volonté exprimée par le peuple français lorsqu’ il a rejeté, le 29 mai 2005, le projet de constitution européenne.
55% de nos concitoyens, prés de 60% des électeurs de gauche se sont exprimés pour que la construction européenne ne soit, non pas stoppée, mais réorientée, pour que l’Europe puisse s’organiser, se défendre et non pas pour qu’elle soit livrée au nom d’une concurrence non faussée aux marchés financiers.

La priorité est bien la réorientation de la construction européenne en mettant fin à la soumission de la Banque Centrale Européenne aux marchés financiers, sous couvert d’indépendance.
L’objectif doit être l’emploi et non plus seulement l’inflation !
Il faut en finir avec l’euro cher qui gêne nos exportations et favorise les délocalisations dans tous les secteurs industriels de notre pays et notamment celui de notre département.
Par exemple, le plan de réduction de coût qui sera présenté chez Airbus à la fin de ce mois n’est pas uniquement lié au retard de livraison de l’A380.
Il prend en compte, alors que l’activité et que les ventes d’Airbus n’ont jamais été aussi hautes, de la surévaluation de l’euro qui amène Airbus mais aussi tous les équipementiers et sous traitants à chercher à fabriquer en zone dollar.
Pas une seule entreprise aéronautique ne possède son projet de délocalisation plus ou moins avancé au Maroc, en Tchéquie, en Tunisie, en Inde ou en Chine si celui ci n’est pas déjà réalisé.
Je vous laisse imaginer dans un contexte de retournement de conjoncture comme il peut en exister dans ce secteur, la catastrophe à prévoir en terme d’emploi
si nous ne mobilisons pas pour peser dans les choix économiques à faire.


Retour à la croissance, effort renouvelé en matière de recherche et d’innovation, relance d’une politique industrielle capable de relever les défis d’une économie mondialisée sont nécessaires à l’inverse de ce que nous avons subi avec Péchiney Marignac ou Lannemezan par la privatisation et ensuite l’abandon de nos fabrications d’aluminium au nord américain Alcan.
Celui ci n’a pas hésité une seconde pour répondre aux exigences de rentabilité de supprimer des emplois dans une région qui n’en n’avait pourtant pas besoin.
Comment parler ensuite de fracture territoriale pour reprendre le thème du forum participatif de cette soirée sans évoquer les ravages que provoque une mondialisation ou le marché dicte sa loi ?

Il faut aussi, comme le précise l’accord entre le MRC et le PS, agir pour changer les règles de l’OMC, exiger des normes sociales et environnementales, lutter contre les délocalisations et les destructions massives d’emplois en protégeant l’industrie européenne et en renforçant le tarif extérieur commun par une clause antidumping social.
Se protéger c’est ce que le japon, les Etats-Unis font, alors pourquoi donc l’Europe serait la seule à ouvrir son marché sans contrepartie ?

Relancer la croissance, c’est aussi augmenter le pouvoir d’achat notamment sur les bas salaires, revaloriser le travail mais, nous, nous rajoutons au détriment des revenus du capital qui faut mettre à contribution notamment pour le financement de la protection sociale.

Il faut également agir pour la préservation des services publics pour accompagner une vraie politique d’aménagement du territoire notamment en milieu rural.

Relever la République doit être notre ambition et pour cela il faut que la République renoue avec son projet égalitaire et émancipateur.
Mettre un terme à l’affaiblissement de l’Etat pour au contraire le moderniser et en faire l’instrument de la défense des intérêts communs prenant le pas sur les intérêts particuliers, c’est aussi admettre que la décentralisation ne doit pas s’opposer à l’Etat qui doit rester le garant de la solidarité nationale.

Bien évidemment il n’y aura pas de retour aux valeurs républicaines sans une redéfinition claire des missions de l’école. L’école doit rester le lieu de l’instruction obligatoire pour tous et de la transmission du savoir, c’est une garantie de justice sociale qu’il faut préserver et renforcer.
Donner d’autres moyens aux universités sera également une priorité afin de faire le pari sur l’intelligence plus que jamais nécessaire dans un contexte de mondialisation.

En matière de lutte contre l’insécurité nous nous engageons face à l’échec de Nicolas Sarkozy d’articuler notre action entre prévention et sanction afin de remplir notre devoir d’assurer la sécurité à tous et notamment aux plus modestes qui sont le plus souvent exposés à la délinquance.
Pour cela la police de proximité devra être rétablie afin de permettre une connaissance du terrain évitant les interpellations ou arrestations arbitraires qui n’ont de toute de façon pas empêché l’augmentation du nombre d’agressions sur les personnes physiques.

Voua l’aurez compris, en se donnant vraiment les moyens de réussir le changement nous souhaitons mettre en œuvre une politique orientée vers la croissance et l’emploi, conduire une politique de sécurité efficace et juste, relever l’Ecole publique et faire vivre les valeurs de la République, la liberté, l’égalité, la solidarité et la laïcité.

Publié dans Économie et social

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