Europe : 50 ans !

Publié le par comité 31

50 ans après :   une France plus forte et plus juste n'est possible que dans une Europe « revue et corrigée » dans ses fondements même .

Délocalisations industrielles, 290 000 emplois industriels détruits sur les 5 dernières années en France , dégradation profonde des services publics : école , hôpital, poste. Tout le monde vit cela au jour le jour, et tout le monde en souffre. Faut-il se résigner ? Non !

C'est pour cela que 84 départements sur les 100 que compte la France ont voté Non à une très large majorité -54,87%- au réferendum du 29 mai 2005. Les citoyens français ont compris que leurs départements, atteints par le déclin économique et démographique, ont besoin non seulement de la solidarité nationale mais aussi de nouvelles possibilités de développement. Et que, pour cela, on doit commencer par refuser les dérives  de la construction européenne qui menacent gravement nos services publics, nos industries et demain notre agriculture.

La solidarité est certes indispensable.
La France ne peut accepter les inégalités territoriales profondes qui, Europe libérale et mondialisation aidant, se creusent dans notre pays. C'est pour cette raison que le Pacte présidentiel porté par Ségolène Royal propose des mesures fortes comme, entre autres, la santé de proximité par des dispensaires accessibles dans toutes les zones rurales et un accès gratuit aux soins pour les moins de seize ans ainsi qu'un service public de la petite enfance permettant un encadrement scolaire effectif dès l'âge de trois ans.

Mais il faut aller au-delà.
Il faut permettre aux habitants de chaque département de s'inscrire dans une logique de développement des divers secteurs de l'activité économique. Les gens ne  demandent qu'à travailler. Mais « travailler » ce n'est pas comme le soutiennent les candidats de droite, faire des heures supplémentaires ? que d'ailleurs on ne leur demandera pas forcément. C'est d'abord avoir un emploi,  un vrai emploi. Et c'est trouver celui-ci à proximité. C'est donc favoriser et aider la création de nouvelles filières technologiques et industrielles.

Comment accepter qu'un pays comme le nôtre avec une école de valeur , des services de transport, d'énergie, de communication performants, laisse sur le carreau jeunes ou travailleurs plus âgés à la recherche d'un emploi ? Il n'y a rien de fatal dans cette évolution .

Changer cela est aujourd'hui possible parce que le sens du « non » des Français a été compris.

 Une majorité des citoyens français, de droite comme de gauche,  a exigé de sortir de la religion de la concurrence. Celle-ci est un véritable étouffoir des projets.
Comment en serait-il autrement, puisque l'Union Européenne ne conçoit l'économie que mue par les capitaux privés à la recherche du profit à court terme, alors qu'aujourd'hui seul l'État est le seul à pouvoir investir à long terme. Airbus est le parfait exemple que ce que donne l'application des règles européennes à une entreprise, réussite commerciale et technique quand elle est dirigée par les États, incertaine de son avenir quand elle est dirigée par des capitaux privés, pourtant minoritaires et qui veulent s'en séparer ! 
Aux yeux de l'Europe, l'intérêt général et le service public sont des gros mots.  Aujourd'hui elle met la poste, service de proximité pourtant indispensable, dans l'obligation de retenir une logique purement commerciale. Demain, ce sera l'hôpital.
La déclaration de Berlin, souscrite par les chefs d'État ne mentionne pas le service public !

Et que voit-on se dessiner ? Tout ce qui contribue à un minimum d'égalité entre les territoires et les citoyens est petit à petit mais implacablement détruit. Ainsi le commissaire européen Mc Creevy vient-il de décider que la France enfreignait les règles européennes en contrôlant l'installation des pharmacies ! Autrement dit : en empêchant celles-ci de s'installer où elles veulent . Nous devinons où celles-ci choisiront d'aller?

C'est cet avenir qu'il faut ensemble refuser !
JP Chevènement avait depuis longtemps mis notre pays en garde contre ces risques. S'il soutient aujourd'hui Ségolène Royal c'est parce que cette candidature ouvre une fenêtre. Celle de la reprise en mains de notre avenir.
Aidons-là à ouvrir  largement ce nouvel horizon, comme nous avons commencé à le faire en mai 2005.

Que le vote d'avril  2007 aille dans le même sens : nous aurons alors envoyé le message le plus efficace pour assurer votre sécurité et votre  avenir.

Publié dans Économie et social

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