Sarkozy élu passe aux choses sérieuses : l'Europe !

Publié le par comité 31

Après les différentes cérémonies protocolaires de son investiture, le nouveau président de la République  a débuté son mandat en se rendant à Berlin rencontrer la Chancelière Allemande, présidente en exercice de l'Union européenne.
Loin du protocole et des commémorations on passe désormais aux choses sérieuses  et au seul dossier  véritablement important, celui qui conditionne tous les autres : l'Europe !

Nous ne pouvons que reprendre à notre compte  une partie de l'éditorial de la revue Respublica n°538

"Le soir de sa nomination, Sarkozy a été voir Angela Merkel, qui dirige l’Union européenne jusqu’au 30 juin, pour relancer l’Europe, soi-disant paralysée après le non français et hollandais, ce qui ne l’a pas empêchée d’intégrer deux nouveaux pays. Là, on va rentrer dans le vif du sujet. En 2002, Jacques Chirac avait promis aux restaurateurs le passage de la TVA à 5,5 %. On sait que les technocrates de Bruxelles se sont toujours opposés à cela, et je ne comprends toujours pas pourquoi ils ont ce pouvoir.

Pendant la campagne, Sarkozy a expliqué aux électeurs que le TCE était fini, et qu’un mini-traité suffirait. Comme Chirac en 2002, soit il se moquait de nous, soit il prenait ses rêves pour des réalités. Le président de la commission constitutionnelle du parlement européen a martelé qu’un mini-traité ne serait pas acceptable pour les eurodéputés.
Pendant la campagne, Sarkozy a expliqué qu’il ferait pression sur la BCE pour éviter un euro fort qui pénalise les exportations. Crime de lèse-majesté ! Certains députés et commissaires européens parlent de menaces insupportables contre le président Trichet !
Pendant la campagne, Sarkozy a parlé de mesures protectionnistes et de préférence européenne. C’est totalement incompatible avec le traité de Maastricht, avec le dogme du libre-échange et avec l’esprit de la concurrence libre et non faussée.

Pour les partisans de l’Europe libérale, l’heure de la revanche a sonné. Ils n’ont pas digéré le vote du 29 mai 2005, suivi du « non » des Hollandais. Ils sont convaincus qu’avec Sarkozy, la France va revenir dans l’Europe, à leurs conditions, et qu’ils vont pouvoir passer le traité en douce, par un vote au Parlement.

En 1997, Lionel Jospin avait mis à peine dix jours pour se coucher devant l’Union européenne, et signer le pacte d’Amsterdam, au détriment de son discours de campagne.
En 2002, Chirac avait mis à peine six mois à renier tous ses propos de campagne.
Quand le nouveau président dit qu’il ne décevra, ni ne trahira, le vrai test sera bien sûr celui de l’Union européenne.

Lors de sa dernière sortie européenne, Chirac, lamentablement, avait présenté ses excuses aux autres chefs d’Etat, à cause du vote des Français, montrant son absence de considération pour la souveraineté populaire.

Sarkozy a nommé Henri Guaino conseiller spécial auprès du Président. Ce dernier était contre le traité de Maastricht, et pour le non au TCE.
Pour ne pas décevoir les Français, le nouveau président de la République devra écouter son nouveau conseiller spécial, et donc respecter scrupuleusement le vote des électeurs, le 29 mai 2005.
Sinon cela s’appellerait une trahison.

Évariste


Publié dans Économie et social

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arno 18/05/2007 12:40

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